 |
|
|
 |
France - Paris - Exposition TRENET, LE FOU CHANTANT / de Narbonne à Paris le 30/06/2013 à 00:00 [+ infos]
|
 |
|
|
 |
Il y a actuellement 112 invité(e)s et 0 membres en ligne
Vous êtes un visiteur anonyme. Inscrivez-vous gratuitement en cliquant ici.
|
 |
|
|
 |
Inscrivez-vous a notre Newsletter ! |
|
 |
2013, L'ANNEE DU CENTENAIRE DE CHARLES TRENET
Le 18 mai de cette année, nous avons célébré le 100ème anniversaire du Fou Chantant. Un tel succès que ce site a été littéralement pris d'assaut... jusqu'à 10.000 connexions simultanées. Merci à toutes et tous pour votre fidélité !
Bien sûr, si l'âme du poète s'est envolée... comme un ange de Cocteau, il nous laisse néanmoins une oeuvre impressionnante et variée : près de 1000 chansons, des films, une poignée de romans, des peintures, une vie longue, riche, passionnée et passionnante, qui a épousée le 20ème siècle ...
Il nous lègue, surtout, une véritable philosophie du bonheur.
Inventeur de la chanson moderne, c'est lui qui a introduit le swing et la poésie. Charles Trenet, c'est le poète de la jeunesse, du bonheur, de la joie de vivre... et pourtant, derrière cette fantaisie pétillante et ce masque de Pierrot illuminé, l'homme avait choisi de dissimuler ses gouffres intimes sous le vernis d'une certaine légèreté. Ainsi, plus qu'aucun autre, le Fou Chantant chanta la mort, la solitude, la tristesse, le chagrin ou l'abandon.Où serait le prix de la joie si nous ne la perdions jamais, écrivit-il.
Alors, si votre coeur fait boum, inscrivez-vous, puis participez, réagissez. Avec nos articles thématiques, nous explorons les multiples facettes de Charles Trenet, un Roi Soleil de la chanson française qu'on croit connaître mais nous réservera encore bien des surprises.
Le cliché du mois
Charles, en 1961, se prépare pour un très long vol vers Tokyo... et il n'aimait guère l'avion.
LA PAGE CHARLES TRENET SUR FACEBOOK
... avec de nombreuses vidéos !
Sur cette page, cliquez sur "J'AIME" pour être tenu au courant des nouveaux articles disponibles sur ce site.
Pour vos articles, vos remarques, vos suggestions, vos réactions...
ou si vous n'avez pas reçu votre mot de passe lors de votre inscription, écrivez en direct à
Dominic Daussaint
webmaster@charles-trenet.net
|
| |
 |
|
|
 |
 par Elisabeth Duncker
Tout le monde le disait fini, lessivé par la vague yéyé. Il prouverait le contraire.
Quelques semaines avant sa rentrée à Bobino, Charles accordait, dans sa villa d’Antibes, un entretien à Jean-Pierre Lannes (*2) pour le JT du 26 février 1966.
A la question de celui-ci s’il ne pensait pas prendre un risque en faisant sa rentrée devant un public qui ne l’avait pas vu sur une scène depuis longtemps, il répondit, catégorique :
« Mais non, pourquoi ? Il n’y a aucun risque. Le public a toujours été gentil avec moi, il ne va pas s’arrêter du jour au lendemain. Ce serait un risque si j’étais minable, mais je suis en bonne santé grâce à Dieu, en bonne forme. Je vais leur chanter mes chansons, le public les aimera, j’en suis certain. On va se retrouver comme des gens d’une même famille. Pourquoi avoir peur des gens qui vous aiment ? »
|
 |
|
|
 |
 |
|
|
 |
 par Bruno Jamin
A la lecture des paroles de cette chanson qui n’a pas (encore) de musique, vous comprendrez que je suis fan de Monsieur Charles. (Je ne suis pas le seul dans le coin !)
Avec un bémol : je ne suis pas d’accord, mais alors là pas d’accord du tout avec le Fou Chantant quand sur scène il présentait « ses petites chansons ». "Petites" !? Modestie sans doute pour des textes écrits avec des mots tout simples et une sacrée dose de génie !
Alors, en comparaison, comment faudrait-il que je présente ma « prose » ? Voici une « microscopique chanson » écrite dans ma tête, par petits bouts, au cour de mes promenades non loin du Canigou… Monsieur Trenet, je vous en veux un peu : de là-haut, vous auriez pu m’inspirer davantage ! Mais si le talent n’y est pas, le cœur (gros) y est bien présent…
|
 |
|
|
 |
 |
|
|
 |
 Par Elisabeth Duncker
Pour les 50 ans de son fils, voici la lettre parue en couverture du Numéro Spécial du Journal des Amis de Charles Trenet, le 18 mai 1963 :
C’est avec beaucoup d’émotion et de joie que j’ai suivi, depuis 1938, la carrière de mon fils.
J’étais dans les coulisses de l’A.B.C. lors de ses débuts, j’y ai partagé son trac et son triomphe. J’ai souvent voyagé avec lui en France, à l’étranger et aux Etats-Unis. Partout le même succès l’a accueilli, car il possède ce don inouï de comprendre chaque public et de s’y adapter sans concessions de goût douteux ou d’effets faciles. Ma plus grande fierté est de constater qu’il est resté fidèle à sa vocation de poète sans trop se soucier des modes passagères et des enthousiasmes d’un jour.
Mais sa « Route enchantée » ne fut pas aussi aisée qu’on le croit ! Je sais les efforts, le travail qu’elle a exigés. Car si le talent est don de Dieu, la lutte et la persévérance dans la lutte restent choses humaines très personnelles.
Avec tout mon émerveillement et toute ma tendresse maternelle, je te dis : « Bon anniversaire », Charles ! et t’offre mes vœux.
Marie-Louise Caussat- Trenet.
|
 |
|
|
 |
 |
|
|
 |
 
Pour marquer le coup, juste avant la date où nous célèbrerons le 100ème anniversaire du Fou Cent Ans, notre dynamique amie, Elisabeth Duncker, nous partage deux poèmes. Le premier (“Sonnet pour Charles Trenet”) est de la plume de Pierre Delanoë (1918 – 2006)
Le célèbre parolier, qui a écrit près de 5000 chansons (pour Bécaud, Sardou, Dassin, Fugain, etc.) rend ainsi hommage à l'auteur de près de 1000 chansons.
Le second poème (“Ode à Charles Trenet” est signé du belge Jean-Edouard Stevens, qui a également écrit “Carnet d'une liberté, un titre qu'aurait certaitement aimé Charles...
|
 |
|
|
 |
 |
|
|
 |
 par Elisabeth Duncker
Dès le commencement de 1961, Charles préparait sa rentrée parisienne au Théâtre de l’Étoile.
Après avoir rodé son nouveau récital pendant une dizaine de jours en Suisse, au meilleur de sa forme - il aurait quarante-huit ans en mai de cette année - il affronta le public parisien le 3 mars, avec sur la scène de l’Étoile vingt-cinq musiciens et choristes sous la direction de Guy Luypaerts et, quelque peu perdu parmi les instrumentistes, Freddy Lienhart au piano d’accompagnement. Mais, au bout de quelques semaines, la mise en scène allait subir quelques modifications. Ainsi, l’orchestre se trouvait, comme en 1958, à l’Alhambra, derrière un rideau transparent, et on avait réhabilité Freddy, comme il le méritait, en l’installant, avec son piano, à sa place habituelle sur le plateau, côté jardin.
Dès les premiers jours aussi, Charles apporta quelques changements à son répertoire ; désormais, au lieu de Dis-moi quel est ton nom, sa chanson d’entrée serait Bonsoir jolie madame, une chanson lente, “car”, disait-il, “personne n’écoute une chanson d’entrée. Ils regardent si j’ai grossi, si j’ai bonne mine, si j’ai changé de coiffure...”
|
 |
|
|
 |
 |
|
|
 |
 par Elisabeth Duncker
Le 16 janvier 1958, Charles Trenet fêtait ses vingt ans de carrière à l’Alhambra, rebaptisé Alhambra-Maurice-Chevalier, en hommage au créateur de “Ma pomme”.
L’ALHAMBRA EST FIER !
Dans un communiqué de presse on lisait :
Oui, l’Alhambra est fier, fier que Charles Trenet ait choisi l’Alhambra – Maurice-Chevalier pour célébrer ses vingt ans de music-hall !
On peut préférer le chanteur au compositeur ou le compositeur au chanteur ; une chose en tout cas est vraie : depuis vingt ans, on aime Charles Trenet. On l’aime parce qu’il est la poésie même, parce qu’il est le talent même, parce qu’il est la gaieté même, parce que chacune de ses chansons vous laisse plein de rêve, parce que vous retrouvez un peu de lui dans tout ce qui a été écrit ou chanté depuis vingt ans, parce que, parce que… enfin parce que Charles Trenet, c’est Charles Trenet !
Et parce qu’elle est fière qu’il ait choisi l’Alhambra – Maurice Chevalier pour célébrer ses vingt ans de music-hall, Jane Breteau a réuni autour de lui un programme vraiment exceptionnel, avec le nouveau tour de l’imitateur Claude Vega, un jeune harpiste de sept ans, Nicolas Sito, l’illusionniste néerlandais Fred Kaps…
|
 |
|
|
 |
 |
|
|
 |
 par Elisabeth Duncker
Le 30 avril 1954, Charles Trenet fit une rentrée fracassante à l’Olympia, ce music-hall mythique qui, sous les auspices de l’intrépide Bruno Coquatrix (lire ici), venait de rouvrir ses portes.
Auparavant, le Fou Chantant soigna sa publicité en achetant le portrait de l’abbé Pierre (lire ici) par Rouault au prix de 1.750.000 francs (de l’époque) et en payant 1.200.000 francs pour la mise en liberté de Marie Besnard (lire ici), accusée d’avoir empoisonné treize de ses proches, dont ses deux époux, pour recueillir leur héritage, et dont le procès fit alors la une de la presse.
Sur son premier passage dans ce « Temple de la Chanson », Bruno Coquatrix raconte :
- Personne ne voulait débuter. Personne ne voulait « essuyer les plâtres ». Ils m’aimaient tous bien, mais ils voulaient voir d’abord si le public viendrait bien là. Il faut dire que l’Olympia n’avait pas une très bonne renommée, c’était le cinéma qui ne marchait pas, qui était en difficulté. Et puis Charles Trenet a dit : « Je viens. » C’était pour moi une grande victoire, car depuis, il avait toujours décliné à plusieurs reprises. Il est venu. Ce fut un triomphe.
Et c’est grâce à lui que Coquatrix réussit à asseoir la réputation de la salle.
|
 |
|
|
 |
 |
|
|
 |
 par Elisabeth Duncker
En 1939, à la suite de son succès foudroyant à l'A.B.C., Charles Trenet obtint tout de suite un contrat pour les Etats-Unis, cependant ajourné pour cause de guerre qui éclata en septembre de cette année, et Charles fut rappelé sous les drapeaux.
Ce serait au printemps 1946 qu’il s’envolera pour New York, où il était totalement inconnu, jusqu’à devoir épeler son nom. Il fallait en quelque sorte recommencer une carrière, car quand on est vedette dans son pays, on ne l’est pas forcément là-bas. Et il devait apprendre la langue de Shakespeare. Pour l’y aider, quelques-unes de ses chansons seraient traduites en anglais ( Holding hands et Boom !, notamment).
La tournée le mènerait dans tous les grands cabarets New Yorkais, puis au Canada et en Amérique latine. Fin 1946, s’apprêtant à s’envoler de Rio de Janeiro pour New York, il entendit annoncer un vol pour Paris. Pris de nostalgie de son pays et ayant dix jours devant lui avant son nouveau contrat à New York, il s’embarqua et c’est dans l’avion qu’il composa Revoir Paris.
|
 |
|
|
 |
 |
|
|
 |
 par Elisabeth Duncker
Albert Bausil fut l’ami des jeunes années de Charles Trenet.
Madame Caussat-Trenet souligne l’importance de cette amitié dans les souvenirs qu’elle a publiés : Ses jeunes années (Radio 50, 51 et chez Robert LAFFONT – 1978) :
On trouvait Charles plus souvent à l’imprimerie du Coq Catalanqu’en train de faire thèmes ou versions.
Son père se fâchait – il avait raison.
Mais quelle joie de voir un poème à soi s’étaler en beaux caractères en première page ! Cela ne valait-il pas toutes les semonces ?
Il y avait aussi les rôles à apprendre – Albert Bausil écrivait des revues – les répétitions et les soirs palpitants des « premières ».
Ces souvenirs sont chers à Charles. Si je les évoque aujourd’hui avec une indulgence souriante que j’étais loin de manifester à l’époque – moi aussi, je le grondais souvent – c’est que le recul des années, l’expérience de la vie et surtout la plus grande connaissance que j’ai du caractère de mon fils me font comprendre ce que représentaient pour lui alors, cette envolée première, cet élan poétique qu’un ami favorisait.
Cet ami est mort.
Charles a gardé son souvenir et ne passe jamais à Perpignan sans aller se recueillir sur sa tombe.
|
 |
|
|
 |
 |
|
|
 |
 par Elisabeth Duncker, avec la collaboration de Jean Séraphin
Charles Trenet, à un moment de son tour de chant, désigna au public son accompagnateur d’un geste large et alors les applaudissements redoublèrent d’intensité. On parlait généralement peu de ce compagnon de travail. Pourtant Charles Trenet a toujours su choisir comme accompagnateurs des pianistes de grande classe et qui ont eu leur influence.
Avec cet article, voici l'occasion de rendre hommage à ces compagnons de l'ombre qui ont, chacun, contribué à des degrés divers à l'oeuvre du Maître :
Guy Luypaerts, Léo Chauliac, Henri Leca, Albert Lasry, Norbert Glanzberg, Freddy Lienhart, Christian Remy, Roger Pouly, Jacques Lalue, Pierre Nicolas, Pierre Spiers, Alphonse Masselier
...
|
 |
|
|
 |
|
 |
 |
|
|
 |
Dernier commentaire par: Jeannette
::: Commentaires postés::: Visiteurs:89 Membres:187 |
 |
|
|
 |
Un jour comme aujourd'hui...
|
|