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France - Paris - Exposition TRENET, LE FOU CHANTANT / de Narbonne à Paris le 30/06/2013 à 00:00 [+ infos] France - Paris - "La vie qui va" à l'Olympia le 09/01/2014 à 19:00 [+ infos]
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 Par Elisabeth Duncker
Pour les 50 ans de son fils, voici la lettre parue en couverture du Numéro Spécial du Journal des Amis de Charles Trenet, le 18 mai 1963 :
C’est avec beaucoup d’émotion et de joie que j’ai suivi, depuis 1938, la carrière de mon fils.
J’étais dans les coulisses de l’A.B.C. lors de ses débuts, j’y ai partagé son trac et son triomphe. J’ai souvent voyagé avec lui en France, à l’étranger et aux Etats-Unis. Partout le même succès l’a accueilli, car il possède ce don inouï de comprendre chaque public et de s’y adapter sans concessions de goût douteux ou d’effets faciles. Ma plus grande fierté est de constater qu’il est resté fidèle à sa vocation de poète sans trop se soucier des modes passagères et des enthousiasmes d’un jour.
Mais sa « Route enchantée » ne fut pas aussi aisée qu’on le croit ! Je sais les efforts, le travail qu’elle a exigés. Car si le talent est don de Dieu, la lutte et la persévérance dans la lutte restent choses humaines très personnelles.
Avec tout mon émerveillement et toute ma tendresse maternelle, je te dis : « Bon anniversaire », Charles ! et t’offre mes vœux.
Marie-Louise Caussat- Trenet.
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par Elisabeth Duncker

»C’est une bien gentille maison,
Sans trop de rimes ni de raison,
La maison du poète… »
Complémentairement à l'article de Philippe Sauvage a déposé sur notre site-portail, notre particulièrement dynamique membre, Elisabeth Duncker, nous livre sa propre pérégrination à La Varenne, accompagnée d'un reportage photographique. Suivons-là sur les pas de Charles Trenet...
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par Julien Jouanneau
Julien Jouanneau, diplômé de Siences Po, est un jeune journaliste du Monde Interactif. A son actif : plusieurs enquêtes pour Paris Match et d'autres magazines ainsi qu'un premier roman, paru en 2008 ("Confessions d'un pigiste"). Aujourd'hui, sous sa plume, voici que vient de sortir un livre qui nous concerne particulièrement "L'Affaire Trenet, Bataille pour un héritage".
On aurait pu craindre le pire avec un tel ouvrage, publié au coeur de la polémique. Pourtant, c'est tout en finesse que l'auteur aborde cet affrontement juridique. C'est que Julien Jouanneau a l'intelligence de ne pas prendre position dans ce dossier complexe. Il se contente de présenter les protagonistes, leurs revendications respectives et se limite aux faits juridiques.
Dans son livre, le journaliste consacre aussi une large part aux Trenetophiles... à vous tous donc... et à ce site-portail qui nous rassemble. C'est dans ce chapitre que j'ai puisé les extraits que je partage avec vous ici... ne boudons pas notre plaisir !
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par Bruno Jamin
« Pour bien connaître quelqu’un, visite d’abord sa maison. »
Ce vieux proverbe syldave plein de bon sens est plus fondé encore quand il s’agit de découvrir un artiste. C’est vrai pour Monet à Giverny, pour Dali à Port Lligat, et c’est plus vrai encore pour Trenet à Narbonne.
« J’ai toujours été sensible au mot maison. Parce que finalement c’est un havre de paix, surtout la maison de Narbonne dans laquelle je suis né. Je dis toujours de mes autres maisons qu’elles m’appartiennent, mais celle de Narbonne c’est la seule à laquelle j’appartiens » disait Trenet en 1983.
Et en effet, dans mon article « Les mots de Trenet », vous pourrez vérifier que sur 50 chansons analysées, pas moins de 13 comportent le mot « maison »…
Celle qui nous occupe, aujourd’hui musée géré par la ville, est toute simple. C’est une maison bourgeoise où rien ne semble avoir bougé depuis les années ’50.
Elle est là, avec ses volets verts, face à la voie ferrée, toute proche de ce qui était la tonnellerie du grand-père. Mais plus qu’une simple adresse, ce fut le lieu non seulement de sa naissance mais aussi la source de bien des rêveries d’enfant qui deviendront souvenirs qui deviendront à leurs tours chansons…
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par Pascal Sevran
On peut penser ce que l'on veut de Pascal Sevran, le trublion du PAF. Certains ne verront en lui qu'un personnage énervant et hystérique qui a fait de la provocation un art de vivre. D'autres salueront l'animateur de "La Chance aux Chansons", ce grand défenseur de la chanson française qui offrit à Dalida l'une de ses plus belles chansons (Il venait d'avoir dix-huit ans). Quant à moi, je me garderai bien de donner mon avis.
Dernièrement, les trois premiers volumes de son journal sont arrivés entre mes mains. Stéphane, l'amour de sa vie, fauché par la maladie en pleine jeunesse, est au centre de son récit. A fil des pages, Pascal Sevran évoque également ses préférences littéraires (Berl, Jouhandeau, Chardonne, Léautaud), ses amitiés pour François Mitterand, Dalida ou Roger Hanin...
Entre 1999 et 2001, à plusieurs reprises, il parle aussi son ami Charles Trenet. Ce sont les dernières années, les derniers mois du Fou Chantant et donc un témoignage intéressant... Quelques extraits, sans commentaire...
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par Dominic Daussaint
Le site www.residences-immobilier.com l’annonce sur le net : la propriété de Charles Trenet, sur la Côte d’Azur et le long de ces « golfes clairs » qu’il chérissait tant, est aujourd’hui à vendre. Avis aux amateurs ! Des amateurs fortunés, car il faudra tout de même débourser près de 4.000.000 euros pour devenir l’heureux propriétaire de ce bien : Surface totale : 400 m2 sur quatre niveaux reliés par un ascenseur, un appartement de gardien, une piscine de vingt mètres de long et un parc de 6000 m2.
Cette actualité immobilière nous donne l’occasion d’évoquer la maison-paquebot, sur les hauteurs d’Antibes – Juan-les-pins, que l’on devine depuis la route et qui disparaît devant un épais portail émeraude haut de six mètres où deux lions de pierre, installés de chaque côté, fixent le passant. Deux statues que l’on retrouve dans « La Belle et la Bête », un clin d’œil au réalisateur et complice Jean Cocteau.
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par Dominic Daussaint
Dans la suite qu’il donne à son ouvrage de souvenirs, Le Ruisseau des Singes , Jean-Claude Brialy évoque les personnages hors du commun qu’il a rencontré. J’ai oublié de vous dire… nous offre donc une galerie de portraits, tantôt chaleureux, tantôt acides. Une plume alerte où se cotoyent Jean Gabin, Barbara, Jean Cocteau, Rudolph Noureïev, Arletty, Louis Jouvet, Pierre Brasseur, Louis de Funès… et j’en passe.
Une quinzaine de pages sont consacrées à Charles Trenet. Le portrait, assez admiratif, est toutefois ponctués de remarques piquantes. L’auteur insiste notamment – et parfois un peu trop - sur l’avarice supposée du poète. Une avarice qu’il nuance modérement en précisant:
Souvent, on disait que Charles Trenet était avare. Moi, je pense qu’il aimait l’argent, comme une chose qui le faisait jouir. Compter les billets, aoir de l’argent liquide pour acheter une Rolls. Mais il savait aussi être généreux.
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par Ann Allnatt
Peut-être, aurez-vous lu la belle histoire de Charles en tournée a l'Ile Maurice, il y a 50 ans. Il s'agit d'un article de presse qui se trouvait, jusqu'il y a peu, dans la rubrique "Presse" de ce portail. Elle était intéressante. En effet, on lit très peu de reportages sur ses tournées... et celle-ci semblait accueillie avec tant de joie.
De plus, une référence aux jeunes mauriciens d'avant-guerre, qui évoquaient un concert de Charles à Londres, a donné une réponse partielle à une question que j'aurais voulu poser sur ce Portail, une question pour laquelle je cherche des réponses parmi vous, les amis de Charles.
Donc, la voici.
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par Pascal Halbeher
Au mois de septembre 1930 Charles Trenet est à Prague avec sa mère. Le voila embarrassé, il ne sait comment lui avouer qu’il veut arrêter ses études à Perpignan et partir pour Paris où il peut avoir un contrat d’accessoiriste au cinéma à partir du 15 octobre.
Il a 17 ans lorsqu’il débarque seul à la gare d’Austerlitz. Pour pouvoir s’y rendre Charles a fait croire à son père qu’il rentrait aux art décoratifs. Seule, sa mère est dans la confidence.
Sa toute première adresse dans la capitale est Rue de Caulaincourt à Montmartre. C’est une chambre minuscule au rez-de-chaussée, chez une concierge. A huit heures du matin cette femme venait régulièrement le réveiller « - M’sieur Charles, vous n’avez pas entendu la savoyarde ? » Il répondait « non » à chaque fois, croyant qu’il s’agissait d’une femme venant dans le quartier vendre des fromages de chèvre. Au bout de quelques semaines, il se rendit enfin compte qu’il s’agissait tout simplement de la cloche de Montmartre.
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par Nicolas Paquin (alias Charles Blondeau).
J’en suis sûr, Charles aurait résolu cette question de pédales ainsi :
« je ne suis pas un pédophile, mais un cycliste ».
« Une tapette : il collait un de mes amis, technicien à Radio-Canada » me disait au homme au sujet de Charles. Le débat est lancé sur la sexualité du Grand Charles. Mais quel débat ? Y a-t-il un débat ?
J’apprenais récemment ce méga-potin : le drôle d’Albert + Charles. L’auteur de l’Âne qui mange des roses aurait donc été à l’origine du mythe ? Pourquoi personne ne me l’avait dit avant ?
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