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CHARLES TRENET, VU SOUS L'ANGLE PSYCHANALYTIQUE
le 15 Déc 2014 - 12:05
Sur l'homme... Le Docteur Amoroso : LE PSYCHIATROSCOPE, aux éditions Jacques Grancher – 1979

Henri Amoroso, avec la verve qu'on lui connaît, "décortique" dans "Le Psychiatroscope" un certain nombre de personnalités du spectacle, de la politique et du monde littéraire.

Des personnalités, classées de A à Z, sont décrites par le Dr Amoroso, sous l'angle du psychiatre pour tenter de monter leur "vrai" visage.

Car savoir quels sont les lutins de l'inconscient ou les démons de la névrose qui font marcher ou courir Raymond Barre, Philippe Bouvard, Jacques Chancel, Serge Gainsbourg, Jacques Martin, Yves Mourousi, Michel Rocard ou... Charles Trenet, vaut son pesant de papier imprimé, de micros ou de télévisions, en vrac ou en détail.

Parlons-en des détails ! Le cerveau aiguisé du psychiatre nous dévoile, sur nos vedettes préférées, des tas de choses que nous ignorions, et voilà que nous découvrons en ce siècle étrange, la forme suprêmement délectable de l'écho ou de la chronique : l'indiscrétion intelligente.








CHARLES TRENET

Génie est un mot que je déteste car, par définition, il ne faut le réserver qu'aux seuls Einstein, Oppenheimer ou Von Braun, voire une minuscule poignées de peintres ou de sculpteurs parmi lesquels Michel-Ange et Léonard de Vinci tiennent le premier plan. Il est tout de même des êtres hors du commun qui, par un miracle de la génétique, par un compromis affectif pathologique ou une façon originale d'appréhender la vie, sortent de l'ordinaire. Le génie, a-t-on dit, n'est guère plus que la facilité de percevoir sur un mode inhabituel, et si faire aisément ce que d'autres trouvent difficile à réaliser, c'est le talent, ce qui est impossible au talent c'est le génie. Moins comme interprête que comme auteur, Charles Trenet s'inscrit parmi les plus grands, dans sa spécialité évidemment ce "fou chantant", faux optimiste, et beaucoup plus secret qu'il n'y paraît, a trouvé dans son berceau et il y est resté très longtemps toutes les irradiations artistiques, intellectuelles et affectives, susceptibles d'aboutir à un personnage singulier, servi heureusement par un physique des plus sympathiques.


Si l'on veut, une fois de plus, s'en tenir aux règles élémentaires du langage, Charles Trenet est loin d'être un très grand poète. Il est un bon poète tout court. La poésie c'est l'art du langage généralement associé à la versification et visant à exprimer ou à suggérer quelque chose au moyen de combinaisons verbales.
"Le rythme, l'harmonie et l'image ont autant, et parfois plus d'importance que le contenu intelligible lui-même."(Le Robert). "La mer qu'on voit danser le long des golfes clairs", si elle constitue une mélodie fantastique qui a largement mérité son rayonnement international, n'éveille pas, par les seuls mots que je viens de rappeler, l'exemple d'une versification exceptionnellement riche. En revanche, le contenu "intelligible", la densité affective, voire le message contenus dans cette chanson, comme dans la majorité des mélodies de Charles Trenet, mouture ancienne, méritent les qualificatifs les plus élogieux.
Le génie de Trenet, c'est un tout : dynamisme communicatif, rythme toujours envoûtant dans tous les tempo (même lorsque sa "Sérénade portugaise" rappelle curieusement le "lamento"du dernier acte de "La Tosca" et je le mets personnellement au défi de me prouver le contraire), mais le message le plus singulier, c'est le malaise affectif et la turbulence sentimentale que l'on retrouve derrière chaque phrase. Souvenir toujours heureux d'une enfance à jamais disparue, attachement presque onirique à son terroir, situation maternelle et évocation d'une sensibilité constamment dirigée sur l'ascendant opposé.



Un complexe d'Oedipe

Charles Trenet, c'est au service d'inclinations musicales exceptionnelles, un complexe d'Oedipe jamais liquidé, mais qu'il se rassure, Oscar Wilde, Jules Renard, Proust et bien d'autres, ont vécu ou vivent le même tourment, sinon avec le même génie. Est-ce à dire que le "fou chantant" est un arriéré affectif ? L'étiquette peut surprendre un lecteur insuffisamment cultivé, car il considérera que le qualificatif d'arriéré évoque une interruption intellectuelle ou un déficit scolaire ; rien de tout cela. Il ne s'agit dans l'évolution affective de l'intéressé, et il le sait très bien, que d'un accroc réalisé dès la fin du premier âge (deux ou trois ans), à l'âge même où apparaît ce fameux complexe d'Oedipe et que des circonstances impossibles à évoquer rétrospectivement ont empêché d'aboutir à une heureuse liquidation. Selon le psychanalyste Hesnard qui a, parmi les tout premiers après Freud évidemment étudié le complexe d'Oedipe, il s'agit "d'une notion fondamentale de psychanalyse constituant un système dynamique évolutif des tendances attractives et répulsives du jeune individu à l'égard de son père et de sa mère ou de leur substitut."
J'ai à l'égard du freudisme, surtout moderne, pris des distances indispensables et particulièrement écouté les mises en garde de notre ami le Professeur Debré-Ritzen qui a eu l'audace et l'opportunité de révéler les dangers du goulag freudien, selon ses propres termes. Malgré tout, l'inclination du petit garçon pour sa mère existe, de même que celle de la petite fille à l'égard de son père.
Ne pas en tenir compte serait faire preuve d'une cécité intellectuelle coupable, considérer que la situation Oedipienne constitue, quand elle est mal liquidée, le noyau central de toutes les névroses comme l'a écrit le Professeur Delay et comme j'y ai souscrit moi-même il y a quelques années, serait une démarche tout aussi coupable, car nous savons de plus en plus, notamment grâce à l'action de Quentin Debray, combien le rôle de la génétique intervient d'un poids tout aussi magistral dans la genèse de la plupart des psychoses et de bien des névroses.


Pour le seul cas qui nous intéresse, la fixation maternelle est indiscutable, fort sympathique d'ailleurs mais pathologique dans la mesure où l'on veut bien considérer qu'un sexagénaire, même de génie, qui présente sa mère à chaque émission de T.V. comme sa compagne idéale, s'engage sur le chemin glissant de la marginalité. Dieu sait si, par nos origines, nous vénérons le culte de la "mamma", mais cette inclination n'empêche pas une vie sexuelle et sentimentale normale (aie ! Jean-Louis Bory), le génie de Charles Trenet n'exclut en aucun cas une situation affective particulière, et il n'est pas déplacé d'évoquer dans son cas une organisation névrotique largement sclérosée, délibérée, source plus ou moins partielle de ses productions artistiques d'ailleurs. Trenet, comme Proust, Wilde ou Balzac, eussent-ils été placés très tôt entre les mains de psychiatres éclairés (ces termes semblent paradoxaux aux yeux de certains), et le génie de tous ces personnages aurait été immédiatement stérilisé ! On voit mal Proust papa-gâteau et Charles Trenet entouré de quinze petits-enfants.
Soulignons en tout cas que si une telle évocation est envisageable, elle ne s'inscrit pas dans l'esprit d'un patriarcat fécondateur et tribal. Une situation Oedipienne mal liquidée, nous dit Hesnard c'est, chez le garçon devenu homme, l'évolution vers l'autoérotisme, l'apparition de velléités perverses, la honte devant la femme, le recul devant la responsabilité de la pratique sexuelle normale devant le mariage, devant l'action sociale ou professionnelle.
C'est, nous dit le même auteur, l'interdiction Oedipienne qui détermine principalement cet obscur malaise moral pesant sur la conscience des nerveux : timidité et angoisse sociales, sentiment d'infériorité, idéalisme désarmé, sentiment de culpabilité non motivé, avec réaction de défense qu'il suscite. Tous ces éléments fonctionnels, nous les retrouvons chez Charles Trenet, seul perché au sommet de son génie, je le répéterai à chaque ligne, cela est indiscutable, mais seul dans la vie, seul affectivement, constamment seul lorsque je le vois attablé à Cannes dans un grand restaurant, boulimique et rêveur, puis plus tard déambulant comme un automate sur la Croisette.
Il semble à la fois très bien et très mal ainsi, et paraît en parfait accord avec Camus quand celui-ci écrit "cette autre sorte de solitude qui s'appelle la promiscuité".



Quand j'ai parlé d'auto-érotisme, je n'ai pas parlé d'autosatisfaction, car Charles Trenet, loin d'être modeste, s'écarte tout autant de ses monstres de fatuité dont le monde du show business comme le monde tout court du reste nous révèle de pénibles exemplaires.
Auto-érotisme ne signifie pas non plus narcissisme et admiration béate de sa propre personne, mais simplement attachement anormal à un passé infantile, à un milieu familial dépassé ; cette immaturation des instincts, des sentiments et des émotions empêchant de façon quasi déterminante l'adaptation au milieu social et aux nécessités de la vie adulte ; tous les problèmes d'ordre sexuel, conjugal, professionnel et sociaux sont alors envisagés suivant une optique marginale, les homosexuels prétendront que cette inadaptation n'est pas pathologique, je leur répliquerai qu'elle n'est pas normale, dans la mesure même où l'intéressé ne s'aligne pas sur la majorité des individus. C'est la confusion habituelle entre originalité, pathologie, marginalité, déviance et déviation. Et quand bien même il y aurait stigmates névrotiques, donc pathologiques, il serait ridicule et criminel de crier au scandale et de conclure que tous les arriérés affectifs sont des malades, car dans ce cas je crois qu'il faudrait considérer le globe terrestre comme un gigantesque asile.
Baudelaire, encore un qui était resté fixé dans les jupons maternels, a écrit, certainement dans un réflexe autobiographique, que "le génie c'était l'enfance retrouvée à volonté", se demandant même "s'il ne serait pas plus facile de prouver que le génie n'est que l'enfance nettement formulée, douée maintenant pour s'exprimer d'organes virils et puissants"



Le mystère Trenet


C'est là que réside le mystère Trenet. Ecoutons "Mes jeunes années", ce chef d'oeuvre de fixation affective, évoquons "Ne vends pas la maison, maman" où Charles Trenet rappelle cette villa aux volets verts, les odeurs des placards, les souvenirs enfouis dans les tiroirs. Mentionnons le "Douce France cher pays de mon enfance", il n'y a pas une chanson qui n'évoque le thème infantile, la souffrance exprimée pour ce quelque chose à jamais disparu, toujours parsemé du maman tu es la plus belleÉ. Je n'y ai jamais retrouvé l'évocation du thème paternel, fraternel, filial. De surcroît, lorsqu'il ne s'attarde pas sur ces images d'antan, l'auteur de "Je chante" refusant le présent, se plonge dans un onirisme fantasmagorique et c'est alors le " Où ont-ils donc ?", l'étude de cette mélodie en particulier est enrichissante, car lorsqu'il a évoqué, dans la chanson évidemment, la pauvreté de sa condition, il refuse encore la réalité et s'écrie en terminant "où sont-ils donc ces faux pays ? Je sais qu'ils sont dans mes chansons."


Charles Trenet ne vit pas, comme certains
d'entre nous, dans le regret du passé et l'anxiété de l'avenir, malgré son immense réussite matérielle et professionnelle, il sait que celui-ci est bouché et il dévie constamment, une fois de plus, vers l'enchantement du rêve et qui ne s'est pas embarqué avec lui, il y a quelque trente ans, sur "la route enchantée" ?



La peur de vieillir

L'un des problèmes personnels de Charles Trenet, je n'évoquerai que le plus "vrillant", c'est la peur de vieillir physiquement et intellectuellement. Ce solide sexagénaire, pratiquant la musculation, je le vois déjà comme Mayol et Maurice Chevalier, se livrer à des adieux successifs qui s'échelonneront certainement et je le lui souhaite, sur les décades à venir. Il doit à l'amitié du terroir qui l'unit à Jacques Chancel, d'occuper très régulièrement la première place sur le Grand Echiquier et, étant donné l'invraisemblable médiocrité de bien des pantins du show-business, la place du grand Charles ne sera jamais discutée. Mais je crois que le refus du public l'atteindra de plein fouet, de même que l'apparition progressive des premiers éléments de la sénescence biologique a déjà entamé sa sensibilité d'écorché.
La mort de sa mère sera à la fois un drame et une résurrection qui risque, soit de le placer sur une orbite nouvelle, soit de stériliser à jamais son invraisemblable génie.
Je doute toutefois qu'à son âge, et en raison même de l'enracinement de ses attaches affectives, il puisse accepter de façon constructive cet arrachement inévitable. Aristote disait déjà : "le génie est déterminé par un excès de sensibilité, de force nerveuse, et tous les
hommes illustres sont mélancoliques"
.

Notre "fou chantant" ne déroge pas à cette règle, et même si certaines mélodies sont parsemées d'un humour à peine grivois ("Mam'zelle Clio"), ou teintées d'un optimisme de surface ("Y a d'la joie"), pour les mille raisons que j'ai évoquées, l'intéressé est malheureux, isolé et d'autant plus enclin au désespoir qu'il évolue dans une marginalité sociale dont il a eu quelquefois à subir le caractère répressif. Il n'est pratiquement jamais agressif, bien que ce signe fonctionnel s'inscrive dans sa constellation névrotique, mais lorsqu'il décide de l'être, il atteint un niveau incomparable : "l'âne et le gendarme" constitue l'expression la plus aigue d'un humour féroce à l'égard de la maréchaussée.
A-t-il été, pour les raisons que l'on imagine, insulté ou battu par quelque répressif maladroit ? Le résultat en a été cette merveilleuse chanson où nous pouvons assister, amusés, à la métamorphose d'un agent de la force publique en un mammifère ongulé de la famille des équidés, muni d'oreilles longues et capable de braire, plus communément appelé l'âne de nos campagnes.
C'est la seule fois que Charles Trenet a cédé au sarcasme, mais la qualité et l'unicité de celui-ci me fit soupçonner qu'il n'est pas commode et que sa susceptibilité, bien enfouie, est à la mesure de ses autres qualités artistiques, c'est-à-dire hypertrophiées.




Mille choses en peu de mots

Dans le monde des variétés, Charles Trenet est donc l'un des tout premiers et, dans son genre, il est l'unique. A peine ai-je pu esquisser les grandes lignes directrices de son génie, à la fois, je le répète, affectives, génétiques, mais certainement pas liées au hasard. Je ne crois pas que son optimisme résulte du désespoir surmonté selon la belle formule de Bernanos, mais je pense qu'en l'occurrence il n'est que de surface.
Le contenu intelligible de ses chansons dépasse très largement la qualité de sa poésie, au seul niveau de la seule versification, son personnage résiste mal à l'analyse comme tous les êtres d'exception, car il est, je l'ai montré, un assemblage hétéroclite et mystérieux ; il aura dit mille choses en peu de mots, et tant pis si quelques défaillances médico-légales sont venues émailler son passage sur terre : "c'est le privilège du vrai génie, et surtout du génie qui ouvre une carrière, de faire impunément de grandes fautes" - (Voltaire).






HENRI AMOROSO

Né en 1925 à Marseille, Henri Amoroso s'installe à Nice o il ouvre un cabinet ; amateur de Bel Canto, il obtient en 1954 le Premier Prix du Conservatoire de Nice. Accompagné par trente musiciens de l'Opéra de Paris, sous la direction de Caravelli, il enregistre un CD avec 12 mélodies italiennes.

Du mme auteur :
"La condition sexuelle des Franais" - 1963.
"Le monde hallucinant de la Mafia" - 1972.
"Le contre-pied" - 1976.
"L'au-delà dans le miroir" - 1998.
"Comment vieillir et rester jeune" - 1999
"Cerveau droit : voix et voie de Dieu" - 2003
"Vous avez dit Alzheimer" - 2006
"Contre ut et contre tous" - biographie - 2013

contact@docteur-amoroso.fr
www.docteur-amoroso.fr/videos.html







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