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LES GRANDS MOMENTS - 3 : CHARLES TRENET, UN CRU DE GRANDE QUALITÉ À L’OLYMPIA
le 01 Mar 2013 - 12:19
Charles et la chanson par Elisabeth Duncker

Le 30 avril 1954, Charles Trenet fit une rentrée fracassante à l’Olympia, ce music-hall mythique qui, sous les auspices de l’intrépide Bruno Coquatrix (lire ici), venait de rouvrir ses portes.
Auparavant, le Fou Chantant soigna sa publicité en achetant le portrait de l’abbé Pierre (lire ici) par Rouault au prix de 1.750.000 francs (de l’époque) et en payant 1.200.000 francs pour la mise en liberté de Marie Besnard (lire ici), accusée d’avoir empoisonné treize de ses proches, dont ses deux époux, pour recueillir leur héritage, et dont le procès fit alors la une de la presse.

Sur son premier passage dans ce
« Temple de la Chanson », Bruno Coquatrix raconte :
- Personne ne voulait débuter. Personne ne voulait « essuyer les plâtres ». Ils m’aimaient tous bien, mais ils voulaient voir d’abord si le public viendrait bien là. Il faut dire que l’Olympia n’avait pas une très bonne renommée, c’était le cinéma qui ne marchait pas, qui était en difficulté. Et puis Charles Trenet a dit : « Je viens. » C’était pour moi une grande victoire, car depuis, il avait toujours décliné à plusieurs reprises. Il est venu. Ce fut un triomphe.
Et c’est grâce à lui que Coquatrix réussit à asseoir la réputation de la salle.









UN ART D’ENFANCE

Trenet est habillé comme les anges bleus quand ils se mettent en civil, écrivait Paul Guth dans « Le Figaro Littéraire » du 26 juin 1954. Il nous décoche un sourire de printemps. Son art est, avant tout, comme celui des poètes, un art d’enfance. En vérifiant son état civil, on s’aperçoit qu’il a 41 ans. L’âge des paternités et des Légions d’Honneur. Mais il est resté un chérubin du catéchisme.

Son chapeau est l’auréole du petit mignon posée sur les cheveux que la maman frise autour de son doigt avant la messe. Il rutile des joies indicibles que les cœurs blasés ne connaîtront plus…



ÉNORME AFFLUENCE À L’OLYMPIA

Il revint à l’Olympia un an après, le 21 avril 1955 et pour trois semaines.

Comme en 1954, il assurerait la seconde partie, la première étant composée d’un programme de variétés, des acrobates, un couple cycliste, Francis Blanche, Cherry Wainer avec son orgue Hammond, et l’Association Symphonique de Paris, sous la direction de Guy Luypaerts, avec 45 instrumentistes, exécutant notamment « Un Parisien à New York », signé Charles Trenet.




Sa découverte, la petite Canadienne Guylaine Guy, fut une révélation.
Âgée de vingt-six ans, vive, dynamique, elle interpréta avec sa voix gutturale quatre chansons qu’il avait composées spécialement pour elle : Où sont-ils donc, Liberté de Paris, Du soir au lendemain, Rien qu’une chanson, et une cinquième de Varel & Bailly: Le ciel.





Énorme affluence à l’Olympia pour la rentrée parisienne de Charles Trenet, publia André Ransan dans «L’Aurore» du 22 avril 1955.
Plus de cinq cents personnes ne purent trouver place dans l’immense salle. On peut dire que le Tout Paris des grandes générales était au parterre. Les dix premiers rangs représentaient une magnifique floraison d’étoiles de toute dimension, du théâtre, du cinéma et de la chanson, allant de Madeleine Robinson à Michèle Morgan et Eddie Constantine, en passant par Léo Marjane, Lucienne Boyer, Jean-Pierre Aumont, Claude Dauphin...

Charles Trenet eut un véritable triomphe.
Outre son répertoire habituel, il apportait aux Parisiens sept chansons nouvelles, dites
«Les chansons claires» dont le 25 cm vient de paraître : Route Nationale 7, L’âne et le gendarme, Les coupeurs de bois, Les chansons de la nuit, La java du diable, À la porte du garage, Moi j’aime le music-hall... Le public était debout, en redemandant encore, refusant obstinément de quitter la salle.

Bruno Coquatrix, en grand seigneur, offrit à la sortie le champagne à ses invités, cependant que Trenet, pour les farouches amateurs d’autographes, signait des partitions et des disques.
Tant il est vrai qu’en France tout finit par des chansons...




LE TRENET 1955 UN BON CRU

Willy Guiboud dans « France Soir » commentait :
Le « Charles Trenet 1955 » est un cru de grande qualité. Le printemps l’inspire. Ses chansons nouvelles – il en rapporte une demi-douzaine – sont d’une grande année. Le Trenet 1955 sera un bon cru. Car il faudra bien, un jour, donner des millésimes aux couplets précieux issus du clos fécond de son inspiration. Trenet est à l’apogée de son talent ; ces nouveautés sont vraiment de qualité exceptionnelle. Trenet interprète est aussi extraordinaire. Après 18 chansons, le public le réclame encore et seuls les horaires de la gare Saint-Lazare le sauvent d’un match au finish : public insatiable contre super-vedette.

Cette fois, le printemps est bien revenu,
écrivait Jean-Guy Moreau, puisque Charles Trenet a fait sa rentrée à Paris. Et comment pourrions-nous nous passer, lorsque avril frémit sur la Seine, de son sourire auréolé de feutre, de son costume azur, de ses yeux extasiés, de son sautillement de bonheur, de son index levé vers le ciel, de sa joie qui balaie d’un coup, hop ! toutes les noirceurs et chansons tristes de l’hiver ! On le disait « fini ». Il est plus jeune que jamais, ses refrains nouveaux débordent de fantaisie légère et d’invention cocasse.
Avec l’orchestre Guy Luypaerts, l’Olympia présente une soirée somptueuse. Il faut bien cela pour fêter Charles Trenet, toujours merveilleusement Trenet.




UN NOUVEAU TRENET ÉGAL À LUI-MÊME

Le 14 novembre 1956 voilà Charles Trenet pour la troisième année consécutive de retour à l’Olympia.

«France Dimanche», dans son édition No. 533 de novembre 1956 titrait :
Un enfant de quarante-trois ans, Charles Trenet.
Après vingt ans de succès, un peu plus gros, un peu moins en voix, il part aujourd’hui en guerre contre Brassens et Bécaud, pour que ne meure pas la fleur bleue.

Aussi, avant de commencer son tour de chant, Charles s’avança à l’avant-scène, en faisant la déclaration suivante :
Mesdames, Messieurs,
Le journal hebdomadaire
«France Dimanche» ayant dit dans un article me concernant que j’allais partir en guerre contre Gilbert Bécaud et Georges Brassens, je tiens vraiment à vous déclarer que c’est absolument faux. Je ne tiens pas du tout à partir en guerre contre des gens que j’estime, qui sont de très bons amis et que je considère comme de grands artistes. Je suis simplement venu ici pour vous chanter mes petites chansons et pour essayer de mériter votre estime. Voilà…

Et Georges Ravon dans « Le Figaro Littéraire » du 24 novembre 1956 de riposter :
En écoutant « le Fou chantant » gagner la guerre de la fleur bleue.
Une guerre terrible, impitoyable. Elle n’a pas eu lieu. Charles Trenet ne s’est pas battu. Mais la chanson, ce soir-là, n’en a pas moins remporté une grande victoire.
L’entracte s’achève. Charles Trenet occupera toute la seconde partie.
La musique prélude par le rappel de ses anciens succès, l’indicatif de ses œuvres nouvelles. Plein feu dans la salle pour que le chanteur puisse, d’un regard, prendre la mesure de son public.
D’abord il prend contact. Il attaque en douceur un public encore enrobé dans ses soucis. Il cherche la faille. Deux chansons et la salle commence à s’abandonner. À la troisième, elle s’offre.

Que chante Trenet ?

Du tendre, du pathétique, du cocasse, dosés avec des ruses de barman.
Il chante l’âne bleu que l’on changea en gendarme et le gendarme changé en âne.
Le Noël des enfants noirs, qui ne parviennent pas à comprendre pourquoi le Bon Dieu est blanc.
Et les trois coupeurs de bois jurassiens, et
la java du diable… Mais surtout le monde illusoire, où les fleurs, les clairs de lune, les couchers de soleil, les sources, les rossignols, se dépensent sans compter.

Trenet jongle avec les bulles de savon, sans que sa main en manque une seule.
Après une bonne douzaine de chansons, c’est sur
La merqu’il terminera, sur la mélodie qui berce la rêve des foules au bord des golfes clairs.

L’interprète s’est assagi. Ou dépouillé. Des gestes rares qui prennent une étonnante éloquence sur ce fond de demi-immobilité.
Je vous défie bien de résister au courant d’enthousiasme qui emporte le public, tous âges et toutes conditions confondus. Et vous éprouvez la pénible impression d’un retour de vacances en reprenant contact avec les réalités du jour, les grincements d’un monde où les sources et les rossignols ne parviennent plus à se faire entendre. Vous venez, en effet, de passer une heure en dehors du temps.
C’est énorme.


Paul Carrière dans « Le Figaro » :
C’est presque le printemps qui nous revient, puisque revoici Charles Trenet avec sa houppette blonde, son œillet rouge et son sourire toujours juvénile. Et aussi, naturellement, de nouvelles chansons ; quatre ou cinq bluettes plus légères et plus que jamais romantiques, entre autres l’histoire de la petite musique qui n’a jamais eu de paroles, et une Lorelei au rythme vraiment inattendu…

Dans « France-Soir » on lisait :
Ses 4 nouvelles chansons sont roses et tendres et son tour de chant plein de charme, de poésie et aussi de fantaisie. En 1ère partie un excellent et comique jongleur Rob Murray, le fantaisiste corse Christian Méry et Germaine Montéro interprétant des chansons de Léo Ferré et Aristide Bruant.

CHARLES TRENET FAIT « BOUM » À L’OLYMPIA

Sous ce titre, la revue « ARTS » No. 95 du 28 novembre 1956 publiait :
Sur la scène de l’Olympia, un jeune homme a bondi : il porte un costume bleu comme ses yeux, une cravate blanche, un œillet rouge à la boutonnière. Il a vingt ans, pensent les spectateurs, quarante-trois disent les registres de l’État-Civil. Ne cherchez pas à approfondir ce mystère : il a l’âge de l’éternelle jeunesse. Du soleil, des oiseaux et du ciel bleu plein les poches en ce mois de novembre, Charles Trenet fait fleurir pour le public parisien le plus miraculeux des printemps.

LE MIRACLE TRENET

Max Favellelli dans «Paris Presse» :
Les soucis s’envolent ; la résille grise de la pluie se déchire. Charles Trenet chante… C’est un ravissement. C’est le miracle qu’est seul à réussir ce poète insouciant et fol, le front auréolé de feutre. Le miracle Trenet.

André Ransan dans «L’Aurore» :
Charles Trenet demeure égal à lui-même et ne change pas. C’est bien là où est le miracle. A quoi faut-il l’attribuer ? Un Trenet plus que jamais jaillissant, primesautier, extraordinairement vivant et jeune. La jeunesse ! Au fond c’est peut-être là que réside l’essentiel du “miracle” Trenet. Oui, c’est sans doute dans cette source de jouvence qu’il porte en lui que le Poète de la chanson puise le meilleur de son renouvellement et de sa prestigieuse personnalité…


Le soir de la Première fut enregistré et le disque microsillon sortirait à tirage limité de mille exemplaires, avec le tour de chant intégral, seule La Mer avait été supprimée. Charles Trenet est accompagné ici par le Grand Orchestre de l’Olympia sous la baguette de Gaston Lapeyronnie et Freddy Lienhart au piano. En 1993, ce disque serait édité en compact chez EMI, dans la collection « Les grands moments de l’Olympia ».







Bruno Coquatrix (1910-1979) auteur et compositeur.
Il écrivit quelques opérettes et de nombreuses chansons dont « Clopin-clopant » avec Pierre Dudan.

Il prit la direction de l’Olympia en 1954 et fut maire de Cabourg de 1971 jusqu’à sa mort.

Après son décès, sa femme Paulette poursuivit son œuvre avec sa fille Patricia et son neveu Jean-Michel Boris. Celui-ci, né en 1933, prit congé en 2001.

Au printemps de 2002, c’est Arnaud Delbarre qui leur succède à la tête de l’Olympia.






L’abbé Pierre (1912 – 2007) fonda en 1949 l’association Emmaüs pour aider les sans-logis et se consacra sa vie durant à la défense des déshérités.

« L’Abbé Pierre m’a donné l’occasion d’accomplir une bonne action »
par Alain Y. Serge
Extrait de « Radio-Cinéma » No. 224 du 2 mai 1954.


Retour du pays des gratte-ciel, Charles Trenet a salué le soleil qui grise comme un vin solognot, les premiers pêcheurs de la Marne coquette.

Au-dessus des jardins de sa villa Médicis, il nous fait les honneurs de sa terrasse à double étage ; sur la pelouse, un jardinier chinois flatte un rosier.

- Mon véritable métier, c’est la peinture. À dix-neuf ans, je commençais à écrire des chansons, mais il ne me serait jamais venu à l’idée qu’il s’agissait de chansons : pour moi, c’était de longs poèmes adaptés sur une musique que je fredonnais. Je ne me rendais pas compte de ce que j’étais en train de réaliser. C’est peut-être pour cela que je n’ai eu aucun mal à imposer mon répertoire…
- Vous chantez actuellement sur la scène de l’Olympia ; créez-vous de nouvelles chansons ?
- Je suis en scène pendant cinquante-deux minutes, je n’ai donc pas le temps d’imposer quelque chose de neuf. Les gens n’aiment bien que ce qu’ils connaissent : Sainte-Catherine, Boum, Fleur bleue ! À peu de choses près, les mêmes que celles qu’applaudit mon public américain : ajoutez-y malgré tout L’âme des poètes et Mes jeunes années…

Sur les murs de son salon, toiles et fusains, signés des plus grands maîtres, dévorent le papier vert. Une esquisse féline côtoie une superbe toile de Rouault.

- J’ai acheté le portrait de l’abbé Pierre, se contente-t-il d’expliquer en me désignant la peinture, parce qu’il s’agit d’une pièce unique de Rouault. C’est tout. L’apôtre des sans-logis n’a pas à m’en remercier, il m’a simplement donné l’occasion d’accomplir une bonne action.







(*3) Marie Besnard, née en 1896, épousa en 1920 Auguste Antigny qui meurt le 1er juillet 1927.
En 1929, elle épouse Léon Besnard ; celui-ci meurt en octobre 1947 à son domicile à Loudun. Un habitant de Loudun laisse entendre dans un courrier adressé au procureur de la République de Poitiers que Léon Besnard a été empoisonné par son épouse.
En 1949, Marie Besnard est inculpée pour l’assassinat de son mari et placée sous mandat de dépôt.
Son procès s’ouvre en février 1952 devant la cour d’assises de la Vienne, avant d’être renvoyé pour un supplément d’information. En mars 1954, ouverture du second procès à Bordeaux. En avril, le président de la cour d’assises demande un nouveau supplément d’information et ordonne la mise en liberté de Marie Besnard.
Le troisième procès s’ouvre en novembre 1961 devant la cour d’assises de Gironde. Marie Besnard sera acquittée.
En février 1980 elle s’éteint à Loudun.

UNE CAUTION POUR MARIE BESNARD

Dans son bureau du rez-de-chaussée, Trenet attrape la pile des journaux quotidiens. Il les parcourt du regard, déniche à la « huitième » l’entrefilet sur le procès Marie Besnard, le découpe scrupuleusement et plonge les autres feuilles dans le panier à papiers.

- Lorsque j’ai débarqué en France, j’ai lu dans le journal que la dame de Loudun ne serait libre que sous la garantie d’une forte caution. J’étais personnellement persuadé de son innocence, j’ai donc offert les 1.200.000 francs.
Il cogne le coin de la table :
- Mais si les avocats ont refusé, que l’on n’écrive pas : « Trenet a été battu ! » Que diable, je ne disputais pas un match de philanthropie !

Il virevolte sur un tabouret, pianote sur ses genoux, me désigne une pile de lettres haute de 30 centimètres :
- Le courrier d’aujourd’hui. Tirez au hasard : rien que des demandes d’argent ! Depuis quatre jours, on m’a demandé 28 millions de francs : pour acheter une layette, payer des impôts… Que voulez-vous faire ? La fortune de Rothschild n’y résisterait pas !

Charles Trenet joue à jouer la comédie, et cultive le paradoxe et l’illogisme, avec une rare aisance :
- La meilleure manière de rester un jeune auteur, dit-il, c’est de ne jamais rien publier.

Mais il sait se racheter joyeusement : sur chacune de ses chansons, il dépose la note de fantaisie et de jeunesse. Il sait rester lui-même : ce gosse de douze ans qui chantait dans la cour du collège, et quêtait ensuite pour acheter du réglisse.

Demain, les volets de la blanche villa fermeront leurs paupières. Demain : Londres, Montréal, l’Indochine où il part chanter pour distraire les troupes. Il s’envolera dans la sacoche dorée d’un facteur bleu, chevauchant un serpent python, et il lancera son chapeau blanc vers les étoiles espiègles.

Un jour, les amoureux murmureront : « Le printemps est revenu. »
Trois petits tours, une pirouette, se laissant prendre au sérieux, sans s’y prendre lui-même, le premier troubadour de France sera de retour à Paris.

Robert Cario dans « JUSTICE Magazine » No. 45 de septembre 1958 :
LE DUO MARIE BESNARD CHARLES TRENET
Intermède poétique de l’interminable affaire des poisons de Loudun.


L’une des plus prestigieuses vedettes de la chanson française, Charles Trenet, est aussi le plus ardent champion de l’innocence de Marie Besnard : faute d’en pouvoir donner sa main à couper, il vient encore de fournir une autre preuve pratique de sa conviction. Le fameux « fou chantant » a offert à la prétendue empoisonneuse de l’engager comme cuisinière !

- Si les juges savaient à quel point j’aime la vie, lui a-t-il écrit, ils seraient persuadés de la certitude que j’ai de votre innocence…

Le duo de l’artiste et de l’accusée dure depuis des mois. Il remonte à ces jours d’avril 1954 où, renonçant à établir la culpabilité de celle qu’ils jugeaient pour de multiples empoisonnements, malgré deux procès et cinq années d’investigations policières et scientifiques, les magistrats de Bordeaux exigèrent cependant une caution de 1.200.000 francs pour la mettre en liberté provisoire. La prisonnière ne disposait pas d’une telle somme. Ému, le grand artiste proposa de les verser à sa place.

Depuis, Charles Trenet et Marie Besnard sont devenus de bons amis. Ils s’écrivent régulièrement et se rencontrent aussi. L’auteur de La mer a recueilli à maintes reprises les confidences de la plus extraordinaire inculpée de notre époque, celle qu’on peut croiser dans la rue alors qu’il lui reste toujours à répondre de treize assassinats ! Cette incroyable histoire judiciaire a inspiré Charles Trenet. Il s’est mis au piano et en a fait une chanson :
Vivait en paix dans son village
La bonne dame de Loudun…

Mais cette œuvre doit demeurer inédite jusqu’à ce que la Cour d’assises, comme le compositeur en est persuadé, ait acquitté Marie Besnard.





***Lire prochainement : 1958 : CHARLES TRENET À L’ALHAMBRA
MAURICE CHEVALIER : MAIN DANS LA MAIN – LE POÈTE ET MA POMME ***


 
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